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C'est dans la tête … chronique d'un mal de ventre psychosomatique

Dernière mise à jour : 29 nov. 2021

Cela fait quelques temps que cela traîne. Ce n'est pas l'extase dans sa vie professionnelle. En plus, il y a son ventre qui la tiraille, ce besoin de se rendre aux toilettes de trop nombreuses fois par jour. Mlle M. souffre, pliée en deux, crispée par la douleur. Elle ne comprend pas d'où cela vient.

Elle consulte son médecin généraliste une première fois. « Vous êtes stressée en ce moment ?» demande-t-il. Elle infirme, incrédule... Elle a juste mal au ventre mais elle ne se sent pas particulièrement stressée. C'est son mal de ventre qui l'agace, pour le reste, elle fait face.

Elle repart avec une ordonnance pour de l'argile à prendre avant les repas. Le médecin évoque que c'est probablement le syndrome de l'intestin irritable. « Cela ne se guérit pas, on ne sait pas d'où ça vient, prenez l'argile et tâchez de vous détendre un peu ».

C'est insupportable, elle se sent incomprise, elle a mal vraiment, elle est pliée en deux, elle doit s'extraire de l'open space une dizaine de fois par jour pour rejoindre les sanitaires et on lui dit de se « détendre un peu »... Elle a quand même de vrais symptômes physiques enfin !!

Le chemin se poursuit. Le mal de ventre ne cesse pas, gagne en intensité et lui prend de plus en plus la tête. On élimine la maladie cœliaque, les examens se succèdent, les analyses sont excellentes. Cliniquement elle a le corps d'une athlète en pleine santé, il n'y a pas de lésions ou autres qui justifieraient un seul de ses symptômes, les spécialistes la renvoient chez elle. Ils ne font pas le lien entre les douleurs décrites et les résultats d'examen. Le diagnostic oscille entre simulation ou mythomanie. Quand elle leur assure qu'elle a réellement mal, on lui répond : « c'est dans la tête. ». Mais punaise !! Elle a quand même de vrais symptômes physiques à la fin !!

Elle l'a mal pris car à ce moment-là elle a entendu : « vous êtes folle » et non pas « c'est psychosomatique ».

Psycho-quoi ??

Vous avez raison chers lecteurs, un peu de pédagogie s'impose.

Psychosomatique signifie selon le Larousse :

- Qui concerne à la fois le corps et l'esprit.

- Se dit d'un trouble organique ou fonctionnel d'origine psychique.

Autrement dit, les émotions agissent au niveau du corps.

Les émotions sont essentielles à la vie de l'être humain. Lorsqu'elles sont correctement équilibrées par la raison, elles permettent des réactions adaptées vis-à-vis de l'environnement. Les centres des émotions se situent dans le cerveau et plus particulièrement dans le système limbique.

Quelle que soit l'émotion ressentie, l'organisme est physiologiquement bouleversé. Il s'agit d'une étape transitoire qui peut toucher tous les appareils (circulatoire, digestif, respiratoire, glandulaire). Il s'agit de la résonance corporelle de l'émotion. Les signes fonctionnels apparus diminuent et s'épuisent rapidement.

Or, lors d'émotions violentes, répétées, prolongées, non acceptées, refoulées ou mal gérées, il se produit d'une persistance des signes fonctionnels liés à la résonance corporelle de l'émotion. Cette persistance est un facteur pathogène. Il y a alors réaction du corps, selon la personnalité, sur la ou les parties les plus vulnérables du corps.

On observe l'apparition de symptômes variés et de leur évolution. L'apparition de ces symptômes physiques a une source psychologique. On appelle ces symptômes et leur évolution : les troubles psychosomatiques dont l'étymologie souligne leur cause : la dysharmonie corps-esprit.

Parfois, comme pour le cas de Mlle M., les symptômes physiques sont si forts (son mal de ventre intense) que la source psychologique (son ressenti par rapport à se vie professionnelle) est occultée.

Comprendre, accueillir et gérer les émotions qui nous traversent, est une étape capitale dans son évolution vers le mieux-être.

Avec la Sophrologie et la relaxation, il est possible d'apprendre à amortir la résonance émotionnelle, découvrir et se réconcilier avec son propre corps dans un fonctionnement normal.

Note : Au nom de l'article 12 du CODE DE DÉONTOLOGIE des Sophrologues membre de la chambre syndicale de la Sophrologie : Les sophrologues ne se substituent pas aux professionnels de santé, et s'engagent à ne pas prodiguer de diagnostic, de prescriptions médicales et à ne pas interférer avec des traitements médicaux en cours. L'apparition de symptômes quels qu'ils soient doit faire l'objet d'une consultation chez votre médecin traitant ou chez un spécialiste.

A très bientôt,

Prenez soin de vous.

Charlotte HERMAN


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